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| Premix et alcopops |
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Depuis plus de 30 ans, les consommateurs apprécient des boissons pré-mélangées à base de spiritueux. Les mélanges de gin et de tonic ou de rhum et cola ou encore de vodka et orange ont toujours joui d’une grande popularité et leur légitimité n’a jamais été remise en question.
De nouvelles boissons alcoolisées ont vu le jour au milieu des années 1990. Baptisées « alcopops » par les médias, elles sont tout d’abord apparues au Royaume-Uni, où leur composition, leur présentation et/ou leur
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marketing, jugés trop attrayants pour les mineurs, a rapidement donné lieu à une réglementation.
La teneur en alcool de ces boissons, de l’ordre de 5% vol., est identique à celle de leurs principaux concurrents que sont les bières, aromatisées ou non. De même, la teneur en sucre est semblable à celle que l’on peut trouver dans les cocktails et long drinks traditionnels. Leur impact sur la santé est donc identique, mais leur prix est généralement bien plus élevé. En Suisse, le prix d'un premix en magasin avant l’introduction de la surtaxe était d'environ CHF 2,50 (pour une bouteille de 27,5 cl) alors que, dans les commerces, une bière suisse (pour la même quantité) coûte entre CHF 0,85 et 1,60, une bière étrangère entre CHF 1,10 et 1,80 et une bière aromatisée entre 1,40 et 2,20.
Il y a mélange et mélange …
La branche de spiritueux tient à distinguer entre premix et alcopops.
Le premix est constitué à partir d’un spiritueux, en général de marque, additionné d’un mixer élaboré spécifiquement pour cette boisson, d’un soda ou d’un jus de fruit. Ce n’est, en fait, rien d’autre qu’un cocktail ou long drink pré-préparé, que l’on pourrait réaliser soi-même en achetant les ingrédients séparément. Les RTD ("ready-to-drink", c'est-à-dire "prêts à boire") conservent un lien assez marqué avec l’identité visuelle de la marque « parente ».
Le premix s’inscrit dans la lignée du « convenience food », dont le but est de réduire au minimum la préparation nécessaire pour un mets ou, dans ce cas, un cocktail. Il répond à une demande croissante des consommateurs - liée au style de vie des pays industrialisés et post-industriels - de réduire au minimum, ou carrément d’éliminer, les temps de préparation des denrées alimentaires.
L’« alcopop », quant à lui, est une boisson alcoolisée de fantaisie, composée d’alcool éthylique d’origine agricole et de divers ingrédients tels qu’eau, limonades, arômes, sucre, etc. Il existe également des alcopops à base de vin, de vin de fruits et de malt de bière.
Depuis 2002, tant les alcopops que les premix sont soumis à des règles précises en matière d’étiquetage : l’emballage ne peut pas comporter de visuel spécifiquement adressé aux mineurs (Ordonnance sur les boissons alcoolisées (OBA), art. 4) et les mentions « boissons sucrée alcoolisée » et « contient x % vol. d’alcool » doivent apparaître (OBA, art. 3, al. 2; Ord. sur l'étiquetage et la publicité des denrées alimentaires, art.2, al. 1, lit. i et j).
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